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 REPORTAGE 
 
  12/08/2010  
  Rétrospective: Cofidis sur les routes du Tour  
 

Sur les routes du Tour de France, et bien que la circulation soit coupée, nous pouvons voir défiler un étrange cortège :

Tout d’abord, précédant parfois de près de 2 heures le passage des coureurs,  la caravane publicitaire et ses dizaines de véhicules qui s’étalent sur plus de 20 km.
Après la caravane, de nombreuses voitures passent sans s’arrêter : celles des soigneurs des équipes qui s’occupent du ravitaillement des coureurs, celles de la presse française ou internationale (souvent presque banalisées), mais aussi d’autres véhicules, beaucoup moins discrets, comme les voitures Officielles du Tour de France ou des voitures aux couleurs des sponsors et des équipes cyclistes. Ces véhicules sont dédiés aux « relations publiques » des équipes et des sponsors.
Valérie Alexandre, Responsable Communication de l’équipe, et Franck TRAJBER le Directeur administratif et Financier ont  arpenté les Routes du Tour de France au volant de notre voiture dédiée aux Relations presse et aux relations publiques (« RP »). 
                                                                 
 
Nous profitons du Tour de France pour inviter un certain nombre de personnes avec lesquelles le sponsor ou l’équipe entretiennent des relations privilégiées, et qui sont très importants pour nous au quotidien : journalistes, actionnaires, partenaires, fournisseurs… Mais il peut s’agir aussi de certains membres du personnel ou de la Direction.
A gauche ,Cofidis Belgique entouré par nos dirigeants et à droite nos invités Créfidis
 
Chaque jour, nous emmenons nos « V.I.P » comme nous les appelons, sur le parcours de la course, soit dans la voiture d’un des deux directeurs sportifs, soit dans la voiture RP.
Si l’aspect sportif est moins intense dans la voiture RP, par contre, l’émotion est au rendez-vous sur chaque étape. Les contacts avec les supporters ou le public sont chaleureux, notamment lors des arrêts (pause déjeuner etc) et tous nos invités sont repartis enchantés de ce qu’ils avaient pu vivre pendant quelques heures.
 
Voici en image le résumé de l’aventure Tour de France vécue par Valérie et Franck :
Une petite visite du côté de notre caravane pour s'assurer que tout va bien. Caravanes Cofidis prête!!!
 
 
Sur les routes du tour, à la rencontre du public

Un petit air de "scout toujours" pour Valérie qui a revêtu le traditionnel bérêt béarnais dans la traversée des Pyrénnées. Franck,pour l'occasion devient le photographe.

 

Les pompiers troquent leur rouge pour celui de la cofidis.

 

L'Irréductible Fan Club 

 

 

 

 

 

 

 

 Des supporters de 7 à 77ans,

 et parfois même beaucoup plus jeunes,

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                   Ou encore un peu plus poilus que les autres,

arrivent de Bretagne, de Belgique, en encore des Etats-Unis voire de bien plus loin....

pour pouvoir rencontrer ou simplement apercevoir nos coureurs comme Samuel DUMOULIN qui a reçu le prix de la bonne humeur sur ce Tour 2010.

Un prix de la bonne humeur qui pourrait être décerné à tout le staff.

De gauche à droite: les caravanières,les soigneurs et mécanos, une séance de dédicaces des coureurs pour les caravanières.

Le 25 juillet, après l'arrivée du Tour sur les Champs-Elysées, stéphane AUGE s'improvise cadreur en effectuant l'interview d'Eric BOYER.

Valérie et Franck vous disent au revoir en compagnie d'une équipe de tournage qui nous a suivi pendant toute la durée du Tour pour réaliser un reportage en images sur les coulisses du Tour. Une émission qui sera diffusée à l'automne prochain sur Direct 8. Nous vous tiendrons informés... 

 

 
 
 REPORTAGE 
 
  12/07/2010  
  Le départ d'une étape du Tour de France  
 

 

Sur le Tour de France, les villes-étapes "départ" sont un lieu de rassemblement unique en leur genre. Beaucoup de communes se disputent le droit d’accueillir la Grande Boucle en  espérant influencer les retombées économiques liées au tourisme. A juste titre, puisque le Tour  réunit 15 millions de spectateurs sur le bord des routes. De plus, l'épreuve est retransmise dans 186 pays.  
 Ville départ : L’avant course,
 Un "village départ" est installé sur la Grand place de la ville avant l’arrivée des coureurs puis sera désinstallé après le départ du peloton
 C'est là que les journalistes et les invités profitent des nombreuses animations  organisées par les partenaires du Tour de France  en attendant que les athlètes arrivent.
Des animations pour tous, même les plus jeunes,
 
Jérôme LAMBERT, coureur cycliste Handisport chez COFIDIS toujours partant pour tester les animations proposées.
 
 
 C’est aussi l’occasion de faire découvrir au plus grand nombre les richesses locales, qu'elles soient gastronomiques ou culturelles.
 
 
Dans cette enceinte nous pouvons également rencontrer des personnalités sportives et/ou politiques:
 Comme Rama Yade, Bernard Hinaut , richard Virenque ou encore Laurent Jalabert
 
Quelques minutes avant l’arrivée des coureurs, la caravane du Tour prend le depart.
 
 
Le bus des coureurs accompagné par les voitures des directeurs sportifs arrive enfin.
 
 Le départ d’une étape du Tour est très particulère.Journalistes et fans des coureurs se côtoient pour accueillir les athlètes et le staff.
Séance d'autographes et interviews pour les coureurs et le staff (à droite le médecin de l'équipe Jacky MAILLOT) 
Le fan club Cofidis toujours avec nous.
 
Le staff  les coureurs effectuent les dernières préparation à l’image de Rémi Pauriol qui ajuste son compteur.
 
L'occasion également pour les coureurs de recevoir des prix symbolique à l'image de Samuel Dumoulin qui a reçu le prix RICORE de la bonne humeur du jour
 
Les coureurs qui souhaitent profiter d’ un petit moment de détente avant de se mettre en selle se rendent au village. Ils peuvent y boire un café, lire le journal ou encore discuter entre eux .
 
 
 
Stéphane échange quelques mots avec son ex-coéquipier Sylvain Chavanel
 
L’appel des coureurs à lieu.

Un départ fictif a lieu à proximité du village-départ et pendant quelques kilomètres (le temps de mettre "les machines en route") les coureurs avancent à une allure assez réduite ; ce qui permet au public de profiter une dernière fois des coureurs et d'encourager leurs chouchous depuis les barrières. Après quelques kilomètres d'échauffement, le directeur de course donne le départ réel et la course commence enfin...
 
 
 REPORTAGE 
 
  02/07/2010  
  La reconnaissance de la 3ème étape du Tour de France  
 
 Ce mercredi, notre équipe a effectué la Reconnaissance de la 3ème étape du Tour de France (Wanze Arenberg 213km).
C’est l’étape qui fait peur en ce début de Tour. Celle où, le Tour peut se perdre.
 
Le peloton empruntera quatre secteurs pavés de Paris Roubaix dont le très difficile secteur d’Haveluy, qui se situe traditionnellement avant la Tranchée d’Arenberg.
Voici le résumé de cette après-midi passée au sein l’équipe :
L’équipe a décidé de s’installer à 50 km de l’arrivée de l’étape dans le petit village de Maubray, entre Baugnies et Péronne-lez-Antoing pour pouvoir prendre le départ de cette reconnaissance.
 
 
 
Les mécanos, mais également Francis Van Londersele se mettent au travail pour la préparation des vélos. « Francis en te regardant préparer mon vélo, j’ai l’impression de te revoir quelques années en arrière au comité de Picardie » se souvient Sébastien MINARD, qui déjà dans son jeune temps était dirigé par Francis Van Londersele alors CTR au comité de Picardie.
 
 
Julien EL FARES procède à un dernier réglage de sa potence révolutionnaire à longueur réglable montée sur le tout nouveau Look 695 de l’équipe, qui a été fourni par notre partenaire spécialement pour la Grande Boucle.
 
 
Quant à Samuel Dumoulin, c’est un dernier câlin qu’il vient chercher auprès du soigneur … ;)
 
Une fois que tout est prêt, nos neufs coureurs (Samuel Dumoulin, Christophe Kern, Rémi Pauriol, Stéphane Augé, Rein Taaramae, Amaël Moinard, Sébastien Minard, Damien Monier et Julien El Fares) quittent Maubry et Péronne les Antoing pour Hollain où une grande majorité d’entre eux découvriront les pavés (Secteur pavés D’Hollain 1200m).
 
 
Les coureurs habitués aux courses par étapes et aux Grands Tours ont rarement eu l’occasion de s’essayer sur les routes pavées de Paris Roubaix (classique) à l’image d’Amaël Moinard qui lance en souriant « pfff, c’est vraiment pas mon truc ».
 
 
 
 
La reconnaissance se déroule aux alentours des 30 Km/h, ce qui a permi aux passionnés de vélo de partager des moments privilégiés avec nos coureurs.
 
 
Notre Estonien, Rein Taaramae est toujours disponible pour échanger quelques mots avec le public et en Français s’il vous plaît…
 
Rein Taaramae découvre les pavés.
 
 
Les Vélos seront spécialement adaptés pour cette étape. Tout d’abord les coureurs évolueront avec des paires de roues à jante carbone basse équipées de boyaux larges (24mm).
Ils devront également installer des porte- bidons adaptés aux vibrations extrêmes.
 
 
 
 
 
 
 
 
Sébastien Minard, habitué à ce genre d’épreuves sur pavés fait resserrer son porte bidon à la sortie d'un secteur pavé.
 
Sébastien Minard, lors du Paris Roubaix 2010. L'avant  veille de sa victoire sur paris Camembert.
©COFIDIS – photo G. Watson
 
Le dernier secteur pavés (celui d’Haveluy -2300 mètres) baptisé également Pavés Bernard Hinault est à seulement 10 km de l’arrivée. Il est le plus redouté du peloton.
 
 
La ville d’Arenberg est prête pour accueillir le Tour.
 ©COFIDIS – photo C.Beauchamp
 
L’arrivée sera jugée à  « la fosse d’Arenberg », la mine qui a servi de décor au film « Germinal » placée à l’entrée de sa mythique « tranchée ».
 
Bonne chance à nos coureurs, Bon Tour de France
 
 
 REPORTAGE 
 
  14/06/2010  
  Les Besoins logistiques pour le Tour de France  
 

 

J-20 avant le départ du Tour de France. Au service course, on commence à préparer le matériel nécessaire permettant aux coureurs d’évoluer dans les meilleures conditions sur cette compétition qui durera trois semaines.
Trois semaines de compétition où les coureurs enfourchent leurs machines pratiquement chaque jour.
 
Quels sont les moyens matériels mise à disposition pour chacun de nos coureurs prenant le départ de la Grande Boucle ?
 
 Notre directeur technique et des partenariats, Fabrice VANOLI qui gère entre autres, la logistique de l’équipe nous dresse la liste de leurs besoins.
 
 
« Nous devons transporter pendant ces trois semaines 5 vélos par coureur, 3 vélos de Route (LOOK 595) et 2 vélos de Contre-la-Montre (LOOK 496). Nos roues Vision étant choisies par le coureur, Alu, Carbone basse ou encore nos Carbone Haute de 50mm.
(photo de roues fsa)
Pour les Contre-la-Montre, ils ont le choix entre une roue Arrière Vision Lenticulaire ou une paire de Carbone Haute de 88mm. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voici le détail de la valise d’un coureur :
 
1 casque route BBB
1 casque Contre la Montre BBB
 
 
Vêtements Course NALINI:
4 Maillots Manches Courtes
4 Cuissards bretelles
1 cuissard sans bretelle
2 Combinaisons CLM (1 Manches Courtes et 1Manches Longues)
10 paires de Socquettes
5 paires de Gants Courts
2 gilets Coupe vent
1 collant
1 veste Hiver
1paire de couvres chaussures Lycra CLM
 
Vêtements Sportswear ROADSIGN:
1 survêtement
4 Tee shirts
2 Polos
1 Sweet
2 chemisettes
1 Gilet Polaire
1 jeans
1paire de chaussures Mode
1paire de chaussures Sport
 
 
 
En cas d’intempéries nous prévoyons dans le coffre de la voiture du Directeur Sportif  1 petit sac dit "Sac de pluie » avec:
1 imperméable Manches Longues
1 imperméable SANS manches
1paire de jambières
1paire de manchettes
1paire de gants Hiver
1paire de gants pluie
1 coupe vent
1paire de chaussures
 
 
 
Il faut  également prévoir des véhicules qui permettent aux Coureurs, Directeurs Sportifs, Kinés, Mécanos, Attaché de presse de rallier  les différentes villes étapes. 2 voitures Directeur Sportif, 3 voitures Kinés, 1 voiture d’attaché de presse et 1 voiture de Relations Publiques sont nécessaires sans oublier 1 camion 19 tonnes pour transporter tous les vélos et le matériel, un car pour accueillir et transporter les coureurs entre les étapes , et enfin une camionnette pour tout le reste de la logistique (les consommables ex : Bidons, les liquides et les solides). »
 
 

 
 
 REPORTAGE 
 
  26/04/2010  
  Interview de Denis RICHE  
 

Handballeur de haut niveau, puis fervent adepte de course en montagne, Denis RICHÉ, 48 ans, membre fondateur de la revue Sport et Vie dont il est adjoint à la rédaction, est devenu depuis une quinzaine d'année une référence incontournable en matière de nutrition sportive.

L’équipe Cofidis a donc tout naturellement fait appel à Denis Riché pour mettre en place avec chacun des coureurs un programme alimentaire personnalisé. 
  .
Bonjour Monsieur RICHE,
Depuis quelques mois, vous êtes en étroite collaboration avec l’équipe Cofidis.
En quoi consiste précisément votre travail au sein de l’équipe ?
Ce travail, mené en collaboration avec les deux médecins de l’équipe, et à leur initiative, s’inscrit dans une longue réflexion. Comment donner aux jeunes Français les moyens d’optimiser leurs performances sans porter atteinte à leur état de santé ni recours à des substances interdites ? Notre réflexion était la suivante : Peut-on identifier des facteurs limitants qui empêcheraient la pleine expression de leur potentiel, un peu comme un véhicule dont on ne toucherait jamais à la 5ème ? Avec mon collègue et ami Didier Chos nous avons réfléchi à une modélisation biologique, c’est-à-dire à la mise en place d’un certain nombre de marqueurs sanguins qui nous révèleraient des anomalies éventuelles, en relation à la fois avec les charges de travail subies, le capital génétique des coureurs et leurs apports alimentaires. On regardait ainsi certains marqueurs de l’inflammation, de l’impact chronique des radicaux libres, de la casse des globules rouges (et donc indirectement du statut en acides gras) et certains « mouchards » révélateurs de l’adéquation des apports nutritionnels, comme la ferritine, le sélénium ou le coenzyme Q 10. On confrontait ces marqueurs à d’autres informations (recueil de troubles fonctionnels répertoriés sur des questionnaires et habitudes alimentaires). En quelque sorte, les questionnaires aidaient à mener l’enquête policière, alors que la biologie correspondait à l’intervention de la police scientifique. D’entrée de jeu, on a relevé l’existence de nombreuses perturbations, comme avec une inflammation « à bas bruit » présente chez 60% des coureurs au moment de la reprise, une forte destruction des globules rouges (encore présente malgré la trêve) ou d’innombrables déficits en une molécule peu dosée jusque alors, le coenzyme Q10. Cette dernière perturbation, aussi étonnante que les précédentes suggérait, entre autres hypothèses, des apports énergétiques insuffisants en cours d’activité. Sur la base de ces données, des habitudes alimentaires, des goûts, des calendriers et des objectifs de chacun, nous avons proposé des programmes de diététique et de complémentation individualisés, réactualisés et réajustés au fil du temps, en tenant compte des pliantes éventuellement apparues en cours de saison.
 
Comment se déroulent les suivis individuels au cours de la saison ?
Le premier entretien collectif s’est fait lors du stage de reprise début décembre, au cours duquel le bilan biologique initial était réalisé. Le retour des résultats, confrontés aux questionnaires, a abouti à l’envoi de protocoles individualisés vers la mi-décembre. Une nouvelle série d’entretiens individualisés a eu lieu lors du second stage fin janvier, et par la suite, régulièrement, à l’occasion de passages sur les épreuves mais surtout des échanges quasi quotidiens par téléphone ou mails avec le staff et certains coureurs, on parvient à ajuster très vite les protocoles. La diligence est une nécessité, comme lorsqu’il s’agit de corriger l’état de fatigue latent d’un équipier, avant le départ du Giro, d’intervenir sur une gastro-entérite ou, comme ce fut malheureusement le cas, ici, d’accompagner certains coureurs au cours de pathologies plus sévères. L’un des membres de l’équipe est en effet revenu du Tour du Gabon avec des problèmes digestifs dont il est apparu, finalement qu’il s’agissait d’une maladie de Crohn, grave pathologie inflammatoire lésant gravement le tube digestif. Son bilan préalable avait certes suggéré l’existence d’un terrain inflammatoire et immunitaire perturbé, mais rien ne le laissait présager, cependant, une telle maladie. Notre expérience dans le domaine des « MICI » (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) et de l’usage des probiotiques a, en cette occasion, trouvé un champ d’application. Il s’est aussi agi de valider les petits déjeuners, les ravitaillements, les collations d’après-course. Il est encore prévu de venir sur le stage de préparation au Tour et de se rendre régulièrement sur les épreuves tout au long de la saison, plus pour garder le contact visuel et offrir le cadre d’échanges informels que pour ajuster les programmes, ceci se faisant à distance des épreuves grâce à l’aptitude des coureurs à échanger autant que possible par les moyens actuels de communication.
 
Sans citer qui que soit, avez-vous constaté certaines mauvaises habitudes alimentaires chez nos coureurs cyclistes ?
Ces coureurs sont exemplaires, sur bien des plans. La plupart de leurs choix alimentaires allaient dans le sens des recommandations des nutritionnistes depuis des années : Beaucoup de fruits et légumes, une diversité de produits céréaliers, une modération à l’encontre des laitages, plus de soja et de légumes secs. Il existait cependant quelques lacunes qui, répétées dans le temps, finissaient par conduire à d’authentiques perturbations. Notamment l’insuffisance des apports énergétiques à l’effort (à l’entraînement surtout) et en récupération, l’apport trop faible de protéines au petit déjeuner, une ration lipidique perfectible. Il existait aussi une tendance à se restreindre sévèrement les jours de repos alors que, de mon point de vue, c’est une pause à la station service entre deux journées d’efforts soutenus. Il ne doit pas exister de différence franche, sur le plan énergétique ou qualitatif, entre une journée normale de vélo et les rares fois où ils ne roulent pas. Il faut déculpabiliser les coureurs d’écouter leur faim et leurs corps. Ils auraient tendance à être inutilement sévères avec eux-mêmes en certaines occasions. Le niveau intellectuel de la plupart des membres de cette équipe autorise également à faire de la pédagogie et à échanger des informations relativement pointues, qu’ils s’approprient pour en faire un plus. Les résultats de cette saison plaident d’ailleurs en faveur de cette démarche.
 
Vous avez par ailleurs travaillé avec d’autres sportifs professionnels, dans d’autres univers, avez-vous constaté des spécificités dans l’équipe Cofidis ?
Le caractère pointilleux, méticuleux et sérieux de l’ensemble des équipiers est une situation jamais rencontrée par ailleurs en 20 ans d’activité dans le milieu sportif. Aucun ne freine ni ne manifeste réticence ou désintérêt. Ce qui est également caractéristique c’est que, pour la première fois, on a la possibilité d’aller au bout de la démarche qu’on rêvait de pouvoir appliquer un jour. De surcroît, avec la poursuite de Cofidis pour deux années supplémentaires dans le vélo, on va pouvoir travailler sur le long terme. Une poignée de main et la parole donnée d’Eric Boyer et du staff ont suffi à sceller cet accord souhaité par tous.
 
Enfin pour terminer, avez-vous des conseils importants à donner aux sportifs amateurs qui nous supportent ?
La diversité alimentaire, l’acceptation des graisses de qualité (huiles d’olive et de colza, poissons gras, filière « Bleu Blanc Cœur »), la prise systématique de boissons à l’effort (le sirop dans l’eau, c’était au siècle dernier !), les collations de récupération, la place accordée aux fruits, aux légumes, aux fruits secs, aux fruits oléagineux et aux légumes secs garantissent à notre organisme de recevoir plus facilement l’ensemble des molécules dont il a besoin. Pas moins de 40 aliments différents par semaine, c’est le credo à transmettre aux jeunes générations. La fréquentation assidue des fast-foods saborde les heures passées sur la selle à se construire une condition physique d’athlète.
 

 
 
 REPORTAGE 
 
  13/04/2010  
  Arnaud Labbe renforce l’équipe  
 

 

Arnaud LABBE, 33 ans,a été appelé par nos dirigeants en raison des nombreuses indisponibilités (Jean Eudes Demaret et Tony Gallopin ou encore Julien EL FARES).
En 2005 à Auber 93 il a ensuite passé quatre ans chez Bouygues. Sans équipe depuis le début de la saison, ce specialiste de cyclo cross compte bien prouver qu’il en a encore sous les pedales.
 
"j' avais pris contact l'année dernière avec Francis puis rappelé au mois de mars pour integrer l'équipe en 2010.Jeudi dernier il m'a téléphonné pour m'annoncer la bonne nouvelle.
j'ai un contrat pour l'année.
je vais commencer aux 4 jours de dunkerque.
je suis vraiment motivé j'aime le velo et je veux prouver à l'équipe qu'elle a eu raison de me faire confiance."

Arnaud LABBE
  
 
 
 Reportage 
 
  07/04/2010  
  Le service Course  
 

 

Le service course : Le cerveau et le cœur d’une équipe cycliste.
 
Toute la vie de l’équipe s’organise à partir du service course, installé à Bondues dans le Nord, depuis 2007.. Une équipe cycliste ce ne sont pas que des coureurs sur un vélo bataillant pour arriver au sommet d’un podium. Ce sont aussi des hommes et des femmes qui travaillent dans l’ombre pour permettre aux coureurs d’évoluer dans les meilleures conditions.
 
Dès votre arrivée, Tim vous accueille.
Les Infrastructures
1)      Le bâtiment
Le siège de l’équipe accueille à la fois les bureaux du personnel et les parties techniques (garage, entrepôts etc).
2) la partie cycle, et véhicule.
Nous voici dans l’enceinte même du service course. C’est ici que tout le staff technique, (mécaniciens, soigneurs) prépare les véhicules et les vélos avant de partir sur les courses.
a) Prenons un exemple, ici nous avons le camion en préparation pour Paris - Roubaix
.
Il faut prévoir tout le matériel nécessaire à l’équipe durant les 3 jours de course. Vous imaginez le volume quand l’équipe part pour le Tour de France ! Et pas question d’oublier quoi que ce soit…
 
b) Le Stockage du matériel.
Tous les vélos réceptionnés ou préparés sont stockés à cet endroit.
 
 
 
 
c) Partie atelier : Ce local est réservé au montage, à l’entretien et la réparation des vélos. Tous passent par cet endroit pour permettre aux coureurs d’évoluer dans les meilleures conditions lors des compétitions.
d) La bonneterie
Tous les stocks des produits diététiques et des équipements vestimentaires des coureurs pour l’année sont entreposés dans cette pièce.
3) La partie secrétariat.
Ces bureaux sont réservés à 3 assistantes qui gèrent l’organisation des engagements et des déplacements sur chaque épreuve de nos coureurs ainsi que du staff technique. Elles jouent également un rôle important dans la Comptabilité de l’équipe. C’est ici que sont traitées les commandes de vêtements et d’accessoires de la boutique Cofidis.
Notre directeur technique et des partenaires qui participe à la recherche de nouveaux partenaires y organise et gère également le service course, le parc automobile, la logistique de l’équipe 
Le site Internet de l’équipe est mise à jour quotidiennement depuis cette pièce.
4) La boutique.
Tous les commandes de la Boutique en ligne Cofidis partent d’ici.
5) les bureaux des dirigeants
C’est à cet endroit que nos directeurs sportifs participent à la constitution de l’équipe (coureurs, encadrement, équipement matériel), à l’établissement du calendrier annuel des courses, des stages d’entraînements ainsi que du suivi médical et du programme individuel de chaque coureur.
 
6) le bureau du directeur administratif et financier.
On y assure la gestion administrative et financière de l’équipe. Les contrats de travail et commerciaux sont rédigés, mis en œuvre et suivi par notre directeur administratif et financier.
 
7) La salle commune
La salle de pause…
Au cours de la saison, plusieurs reportages vous montreront les coulisses de cette organisation.
 
 
 
 
 REPORTAGE 
 
  08/03/2010  
  INFIRMERIE: L'opération de Tony GALLOPIN  
 

Tony, tu faisais partie des effectifs des épreuves de Kuurne-Bruxelles-Kuurne ainsi que des 3 jours Vlaanderen. Puis Cofidis t’a déclaré forfait quelques jours avant le départ. Pourrais-tu nous expliquer la  raison de ton absence sur ces courses ?

 

« Depuis quelques semaines, j’avais une douleur sur le vélo qui survenait quand j'étais à l'effort maximal. Ma jambe gauche se tétanisait.
J’ai donc passé une série d’examens médicaux à Lyon pour déterminer les origines de cette douleur. Les médecins ont diagnostiqué que l'artère iliaque était partiellement bouchée ce qui empêchait la circulation sanguine de s’effectuer normalement. Cela s’appelle une endofibrose iliaque. C’est une pathologie fréquente chez les cyclistes de haut niveau, qui se soigne grâce à une intervention chirurgicale.

J’ai préféré agir rapidement et je me suis fait opérer le 3 Mars dernier. L’intervention s'est bien déroulée. Je devrais sortir de l'hôpital mercredi prochain. Dans un mois je reprendrai la musculation puis les entraînements. Mon retour à la compétition est prévu pour fin mai ou début juin. »

 ©COFIDIS – photo G. Watson

 
 
 REPORTAGE 
 
  05/03/2010  
  INFIRMERIE: Des nouvelles de Jean Eudes DEMARET  
 

"Jean Eudes a présenté une diarrhée fébrile importante avec rectorragies à son retour du Gabon .Le tableau clinique évoquait une colite bactérienne à Shiguelles qui a été traité en hospitalisation compte tenu de la séverité des symptomes .Malgré un traitement médical bien conduit à l’ hopital avec antibiothérapie et réhydratation par voie veineuse ,l’état de santé de Jean Eudes ne s’ameliorait que partiellement nous obligeant à pousser plus loin les investigations et nous permettant de mettre en évidence une maladie inflammatoire des intestins(maladie de Crohn ) ,maladie évoluant sur un terrain génétique prédisposé qui aurait pu également se déclarer en dehors de ce contexte de séjour en Afrique mais que la bactérie a probablement précipité.Le traitement spécifique de cette maladie a été mis en route depuis quelques jours avec déjà une nette amélioration clinique et des parametres sanguins.

Il est trop tot pour envisager une date pour la reprise des activités sportives pour Jean Eudes,mais nous serons en mesure de préciser tout cela d’ici 15 à 20 jours,. Cette reprise sera progressive et  longue compte tenu de la perte de poids importante subie par Jean Eudes (15 kgs) "

Jacky MAILLOT , médecin de l'équipe

 


 

 
 
 REPORTAGE 
 
  03/03/2010  
  Interview de Samuel DUMOULIN après sa victoire au Grand Prix de L'Insubria  
 

 

Samuel, tu as remporté samedi la deuxième édition du Grand Prix d'Insubria en Italie en devançant au sprint l'Espagnol José Joaquin Rojas et l'Irlandais Nicolas Roche ainsi que le champion du monde en titre Cadel Evans.
 
©COFIDIS – photo G. Watson

 Pourrais-tu nous donner tes impressions ainsi que nous résumer ton dernier kilomètre ?


Je suis naturellement très heureux de cette nouvelle victoire d'autant qu'elle été acquise à la suite d'un beau travail collectif. Tout d'abord l'échappée de Steph Augé qui nous a déchargé du poids de la course. Ensuite, un gros travail de Kalle Kritt pour me placer sur le circuit. Et enfin, une très bonne entente avec Julien El Farès avec qui j'avais bien échangé pendant la course sur les différentes possibilités de tactique dans le final.
Dans le dernier km, il s'est sacrifié en imprimant une forte allure et je n'ai eu qu'à m'appliquer lors du sprint pour gagner.
 
 Cela fait monter ton compteur de victoires à 4 (1ère étape Amissa Bongo, 3ème étape et classement général de l'étoile de Besseges)
Tu dois avoir le moral à bloc?

Bien évidemment, j’accumule de la confiance ainsi que celle de mes coéquipiers qui n'hésitent pas à m'aider. De plus, cela me prouve que j'ai travaillé
dans la bonne direction tout au long de l'hiver et que je peux continuer dans ce sens.
 
 Depuis le début de cette saison, toutes tes victoires se jouent au sprint. As-tu fait un travail spécifique cet hiver dans ce domaine?
J'ai fait un bon travail de musculation axé vélo durant le dernier trimestre 2009 avec 3 séances hebdomadaires. Mais j'ai toujours eu une bonne pointe de
vitesse. D’ailleurs, j'ai quasiment toujours gagné mes courses au sprint. C’est simplement que je suis en meilleure condition et que j'arrive plus frais
lors des emballages finaux.
 
 Sur la photo perso que tu nous as envoyé, on te voit rouler sous la neige, Quel type de temps préfères-tu?
Je suis plutôt un coureur de chaleur, qui apprécie même la canicule, Je me surprends un peu à être performant dans ces conditions.
 
 


 Pour terminer, cette année, dans quelles épreuves voudrais-tu briller?
Mon rêve est de devenir Champion de France.
 
 
 REPORTAGE 
 
  18/02/2010  
  INFIRMERIE: Des nouvelles de Jean-Eudes  
 
"Le championnat de France cyclo-cross s'était plutôt bien déroulé pour moi (voir l'interview de Jean-Eudes du 23 Janvier) alors que j’avais pris le départ sans avoir eu un entraînement spécifique à cette pratique.
J’ai ensuite enchaîné avec le Tour du Gabon sans faire de coupure car j’avais fait un break juste avant l'hiver et la saison cyclo-cross.
Malheureusement, je suis actuellement à l’arrêt et la suite de ma saison est toujours en stand by...
Je sors tout juste de 8 jours d’hospitalisation, et je ne suis pas encore rétabli à 100%. Cela fait plus de 20 jours, que je traîne ce virus intestinal attrapé au Gabon, et cela n’est pas sans conséquence.
J'ai perdu beaucoup de poids et de force, et je ne suis pas remonté sur mon vélo depuis mon retour du Gabon. Il faut maintenant que je reprenne la saison au plus vite, avec de nouveaux objectifs."
 
                                                                                                         Jean-Eudes DEMARET
 
 
 
 REPORTAGE 
 
  11/02/2010  
  TOUR MEDITERRANEEN - 1ère étape : Résumé de Francis VAN LONDERSELE  
 

 

Tour Méditerranéen : 1ère étape Carcassonne -  Sauvian
« Une belle journée galère «

« Cette première étape était courte et très nerveuse avec en prime  un fort vent défavorable.
Au 5 ème kilomètre, une bordure de 20 coureurs s’est formée sous la pression de l’équipe Caisse d’Epargne.

Non représentés dans l’échappée, nous avons subi une crevaison de Julien EL FARES, ce qui a désorganisé l’équipe.
Sous le vent nous avons été contraints de mener la chasse contre tous. Puis cette malchance  nous a poursuivi avec les crevaisons simultanées de Mickael BUFFAZ et Amaël MOINARD.
Bref, une belle journée galère !! Nous avons beaucoup travaillé sans avoir été récompensé.
Finalement HUTAROVITCH a battu au sprint le groupe composé notamment de VINOKOUROV, VALVERDE, EFIMKIN, NOCENTINI, GOESINNEN, HOOGERLAND.
Nous terminons à 1min 30 sec."
  
 
 
 Francis VAN LONDERSELE
 

Classement de la 1ère étape et général:
1- Yauheni Hutarovich (BLR/Française des Jeux) en 1h45'05''
2- William Bonnet (FRA/BBox-Bouygues Telecom) mt
3- Maxim Iglinskiy (KAZ/Astana) mt
4- Maxime Bouet (FRA/AG2R-La Mondiale) mt
5- Anthony Ravard (FRA/AG2R-La Mondiale) mt

 
 
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