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ÉQUIPEMENT

VÉLO

 
     
     
     
 

CADRE

Le cadre d'un vélo de piste a, à première vue, la même forme qu'un cadre de vélo de route classique. La masse minimale est de 6,8 kilogrammes, c'est l'objectif recherché par les coureurs pour gagner en vitesse. Or en piste, la rigidité est une caractéristique importante pour encaisser les chocs de l'accélération, c'est pour cela que les tubes sont plus larges et avec plus de matières pour une masse d'environ 7,5 kilogramme. Les premiers cadres en fibre de carbone de la société Look en fin des années 1980 ont permis cette réduction de poids tout en conservant la robustesse de la machine. La position du coureur sur le vélo est légèrement différente de celle d'un coureur sur route. Le guidon et la selle sont avancés de un centimètre vers l'avant, et le cintre du guidon est également abaissé de un à deux centimètres.

TRANSMISSION

Les vélos pour le cyclisme sur piste sont des vélos à pignons fixes. Leur intérêt est un gain en poids mais également un meilleur rendement pour les pratiquants. De plus cette caractéristique a permis aux coureurs de vitesse individuelle d'effectuer des « sur places » dans le but de contraindre leur adversaire à perdre l'avantage d'effectuer le sprint en deuxième position.

Il n'y a pas de système de frein sur les vélos de piste. Plusieurs raisons existent, la première est le gain de poids, une autre est que l'utilisation de pignons fixes permet aux coureurs de réguler leur vitesse grâce au pédalage. Lors des manoeuvres le coureur a la possibilité de ralentir légèrement la cadence de pédalage. Le vélo étant pourvu d'une roue à pignon fixe, sa rotation est directement liée au mouvement des jambes. Ce ralentissement de la cadence provoque donc un ralentissement du vélo, sans toutefois bloquer la roue qui déséquilibrerait le vélo.

Les manivelles du pédalier sont légèrement plus courtes que celles d'un vélo de route. En moyenne ces dernières mesurent 165 centimètres. Cette caractéristique est rendue obligatoire pour ne pas risquer de percuter la piste en pédalant lors du passage dans les virages.

 
     
  Les pieds sont serrés par des cales-pieds ou des pédales automatiques. Ces dispositifs sont également utilisés pour un gain en rendement, car le pied étant fixement lié à la pédale, tous les mouvements des jambes effectués par les coureurs sont transmis au pédalier. Ces mouvements ont lieu lors des phases de poussée lorsque la pédale est dans un phase de descente et en tirée lorsque la pédale est en phase montante. Sans cales-pieds, le mouvement de tirer ne pourrait pas être effectué. En revanche, ces systèmes de fixations obligent, au départ, les entraîneurs ou une machine à maintenir les coureurs debout.  
     
 

ROUE

 
     
 

La réglementation impose que les deux roues du vélo aient le même diamètre et que la roue avant soit directrice, et la roue arrière motrice, c'est pour cela qu'elle est actionnée par le pédalage du coureur par l'intermédiaire d'une chaîne. Le diamètre de ces dernières doit être compris entre 55 et 70 centimètres.

L'utilisation d'une roue pleine à l'arrière, dit roue lenticulaire est assez généralisée dans la discipline. Mais elle n'est cependant pas obligatoire.

Le type de roue avant peut-être très différent selon les épreuves et le niveau de performance et d'investissement des pratiquants. Elle peut soit être une roue à rayon classique, soit une roue à bâton, ou encore une roue lenticulaire.

 
  Roue à bâton    
     
 

CASQUE

Le port d'un casque de sécurité rigide est obligatoire lors des compétitions et des entrainements sur piste.

Celui-ci a pour but de protéger la tête lors des chutes. Elles peuvent être fréquentes lors des épreuves où plusieurs coureurs sont en grand nombre et en lutte directe, comme le keirin par exemple. Mais le casque peut également être utilisé pour améliorer l'aérodynamisme lors des épreuves de type contre-la-montre comme la poursuite par équipe.

VETEMENTS

Les vêtements utilisés pour la pratique de la piste sont spécifiques à la pratique de ce sport. Il s'agit d'une combinaison, le plus souvent à manches courtes, pourvue d'une peau de chamois. L'intérêt de la combinaison moulante est multiple : le premier est celui de la diminution de la résistance à l'air en comparaison à des vêtements flottants ayant un léger effet de « freinage » ; de plus, le textile élastique qui est utilisé pour ce vêtement épouse les formes du corps pour limiter les plis lors du pédalage qui provoqueraient des frottements contre la peau, et augmenteraient les risques d'irritation. Comme pour les cuissards utilisés en cyclisme sur route, les coureurs ne portent pas de sous-vêtements, en effet, le peau de chamois insérée au niveau de l'entre-jambe permet de protéger la peau des frottements et d'en empêcher l'irritation à cause des nombreux mouvements sur la selle de vélo.

Les pistards utilisent souvent des gants longs, recouvrant les doigts. Ils ont pour fonction de protéger la peau de la paume des mains en cas de chute, mais peuvent également être utilisés pour ralentir le vélo en appuyant sur une roue.

 
     
  © B.GROSSMANN